Notre vie spirituelle est un chemin semé d’obstacles. Mon expérience personnelle m’a permis d’en repérer un : celui que j’appelle le miroir de pierre. Nous parlerons du 2ème obstacle, le gendarme intérieur, dans le prochain article.

Chacun transporte en son for intérieur une image de lui-même. Quand elle meilleure que la réalité, on peut devenir imbu de soi-même, pour ne pas dire rempli d’orgueil. C’est ce que le psalmiste évoque dans le Psaume 30 :

« Je me disais dans ma sécurité, je ne chancellerai jamais ! » (v. 7) Le psalmiste se croyait invincible, jusqu’au jour où il se fit absent : « Éternel, tu voilà ta face et je fus troublé » (v.8)

Son miroir intérieur fut alors brisé. Il est tombé de son piédestal à ses propres yeux.

Expérience douloureuse mais sans doute nécessaire pour revenir à Dieu dans l’humilité et renouer avec sa vie spirituelle.

Permettez-moi, ami lecteur, un témoignage personnel : A l’âge de 24 ans, je ne connaissais pas Dieu. J’étais en recherche : quel sens donner à ma vie ? qu’est-ce que la vérité ? Dieu existe-t-il ? En outre, fort de mon diplôme de l’X, je me croyais plus intelligent que les autres. J’avais en moi un miroir de pierre. De pierre comme mon cœur. Au cours d’un culte et par la voie du prédicateur, Dieu m’a parlé personnellement et j’en fus profondément touché. J’ai ouvert alors la Bible au hasard et je suis tombé sur Ézéchiel 36.26 : « je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair ». Ce fut comme une douche froide : j’ai pris conscience avec douleur de mon orgueil, et j’ai prié : « Seigneur, change mon cœur ! ».

Que cela soit par les épreuves ou accidents de la vie, ou par l’action de Dieu, notre miroir intérieur doit un jour être brisé, pour se reformer ensuite avec plus de justesse par rapport à notre réalité humaine, notre réalité d’homme pécheur devant Dieu. Alors peut être pleinement reçue cette parole de grâce venant de Dieu : « tu es mon fils bien aimé, en toi j’ai mis toute mon affection. »

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